Comme chaque début d’année, l’entrée en vigueur des lois financières s’accompagne d’évolutions fiscales et sociales.
Pour 2026, ces changements résultent à la fois du projet de loi de finances (PLF), dont l’adoption complète est intervenue après le recours à l’article 49-3 de la Constitution, et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), définitivement adopté le 16 décembre 2025.
Ces textes modifient sensiblement la fiscalité applicable à de nombreux placements, à l’épargne et aux revenus du patrimoine.
Hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine
À compter du 1er janvier 2026, le PLFSS prévoit une augmentation de la CSG applicable à l’ensemble des revenus issus des placements et du patrimoine.
Le taux de CSG est désormais porté à 10,6 %, à l’exception de certains revenus du patrimoine qui feront l’objet d’un taux spécifique de 9,2 %, dont la liste sera précisée ultérieurement.
La déductibilité partielle de la CSG, fixée à 6,8 %, demeure inchangée.
Une flat tax alourdie sur de nombreux placements
Cette hausse de la CSG se traduit mécaniquement par une augmentation du prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé flat tax.
Pour les revenus concernés, l’imposition globale passe de 30 % à 31,4 %.
Sont notamment visés :
- les livrets non réglementés et comptes à terme,
- les versements et rentes des PER,
- les gains et clôtures de PEA,
- l’épargne salariale,
- les cessions de valeurs mobilières,
- les rentes viagères à titre onéreux,
- les revenus de location meublée non professionnelle (LMNP),
- les plus-values sur crypto-actifs, hors activité professionnelle.
Revenus exclus de la hausse de CSG
Certains revenus demeurent hors champ de cette augmentation.
Ne sont ainsi pas concernés :
- les revenus fonciers,
- les contrats d’assurance-vie et de capitalisation,
- les intérêts des CEL et PEL ouverts avant le 31 décembre 2017,
- les primes et rentes viagères du PEP.
Épargne réglementée : des évolutions contrastées
L’année 2026 marque également une évolution des produits d’épargne réglementée.
- Le Livret A et le LDDS voient leur taux ramené à 1,5 %, soit environ deux fois le niveau de l’inflation.
- Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) bénéficie, en revanche, d’une revalorisation significative, avec un taux porté de 1,9 % à 2,5 %.
- Le Plan d’Épargne Logement (PEL) voit son taux augmenter à 2 % pour les nouveaux plans, contre 1,75 % auparavant. Pour les PEL plus anciens, le taux reste déterminé par la date d’ouverture.
Revalorisation du plafond de la Sécurité sociale
Enfin, le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est revalorisé de 2 % à compter du 1er janvier 2026.
Il s’établit désormais à 48 060 €, contre 47 100 € en 2025.
À retenir
L’année 2026 se caractérise par une pression fiscale accrue sur les revenus du patrimoine, une hausse ciblée de la flat tax, et des ajustements contrastés de l’épargne réglementée.
Dans ce contexte, une analyse personnalisée de sa situation patrimoniale reste essentielle. Le notaire demeure un interlocuteur privilégié pour accompagner ces arbitrages.