Après deux années de forte contraction, le marché immobilier ancien amorce une reprise progressive à la fin de l’année 2025. La dernière note de conjoncture des Notaires de France confirme un retour de l’activité, dans un contexte toujours contraint mais plus stable.

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Des volumes de ventes en nette amélioration

À fin décembre 2025, le nombre de transactions de logements anciens atteint 945 000 ventes sur douze mois glissants en France métropolitaine. Cela représente une hausse annuelle d’environ 12 %, signe d’un redressement tangible après la période de ralentissement observée entre 2022 et 2024.

Cette reprise reste toutefois mesurée : les volumes demeurent environ 25 % inférieurs au pic de l’été 2021, ce qui traduit davantage une phase de normalisation du marché qu’un véritable redémarrage du cycle immobilier.

Des prix globalement stables, avec des hausses modérées

Au troisième trimestre 2025, les prix des logements anciens se stabilisent et progressent légèrement sur un an :

  • +0,7 % en France métropolitaine

  • +1,3 % pour les appartements

  • +0,2 % pour les maisons

Les appartements continuent ainsi de tirer le marché, notamment dans les zones urbaines et tendues.

En Île-de-France, après près de dix trimestres de baisse, les prix repartent modestement à la hausse (+0,4 % sur un an), portés par les appartements (+1,3 %), tandis que les maisons poursuivent leur repli (-1,3 %).
En province, la hausse annuelle atteint également +0,7 %, avec des évolutions contrastées selon les territoires.

Les projections issues des avant-contrats confirment cette tendance pour début 2026, avec une augmentation annuelle estimée à +1,4 % pour les appartements et +0,4 % pour les maisons.

Un marché d’utilisateurs plus que d’investisseurs

Dans un environnement économique, politique et géopolitique incertain, le marché immobilier se caractérise désormais comme un marché d’utilisateurs. Les ménages continuent de considérer l’immobilier comme une valeur refuge et un engagement de long terme, structurant leur parcours résidentiel.

À l’inverse, l’investissement locatif privé demeure en retrait, pénalisé par un cadre réglementaire et fiscal jugé instable et peu lisible. Cette situation limite le retour des investisseurs, malgré l’amélioration des volumes de ventes.

Le crédit immobilier reste un facteur clé

Les conditions de financement continuent de jouer un rôle central. En novembre 2025, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat s’établit à 3,10 %, un niveau stable mais encore élevé.
Si la production de crédits progresse fortement sur un an (+35 %), les établissements bancaires restent prudents dans l’octroi des prêts, ce qui contribue à contenir la dynamique de reprise.

Un marché du neuf toujours en difficulté

Le marché du logement neuf reste durablement fragilisé. Les autorisations de construire et les mises en chantier reculent, tandis que les ventes de logements neufs enregistrent une baisse annuelle de près de 10 %. Cette faiblesse de l’offre renforce mécaniquement la pression sur le parc existant, tant à l’achat qu’à la location.

Quelles perspectives pour 2026 ?

La poursuite de la reprise dépendra principalement :

  • du maintien de prix compatibles avec le pouvoir d’achat des ménages,

  • d’une stabilité durable des taux d’intérêt,

  • et d’un cadre public plus lisible, notamment en matière de logement neuf et d’investissement locatif.

Dans ce contexte, le rôle du notaire demeure essentiel pour sécuriser les transactions, accompagner vendeurs et acquéreurs et apporter une lecture éclairée des évolutions du marché immobilier local et national.