Les Notaires du Grand Paris viennent de publier leur analyse du marché immobilier francilien pour le 1er trimestre 2026.

Le constat est nuancé :
le marché immobilier ancien continue de se stabiliser, mais la reprise reste lente, fragile et très dépendante du contexte économique et géopolitique.

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Des ventes qui résistent malgré un contexte incertain

Entre janvier et mars 2026, près de 29 130 ventes de logements anciens ont été enregistrées en Île-de-France.

Cela représente une légère baisse de 3 % sur un an.

Mais cette évolution doit être relativisée :
le début de l’année 2025 avait été artificiellement dynamisé par l’anticipation de la hausse des droits de mutation dans plusieurs départements franciliens.

En réalité, le marché semble surtout poursuivre le lent redressement engagé depuis 2025.

Les maisons résistent mieux que les appartements

Le marché reste contrasté selon les typologies de biens.

Les appartements reculent légèrement

Les ventes d’appartements anciens diminuent de 5 % à l’échelle régionale.

Paris est particulièrement concerné avec une baisse de 13 % des transactions sur un an.

Les maisons continuent de mieux résister

À l’inverse, les ventes de maisons progressent de 2 % en Île-de-France.

La Grande Couronne reste le moteur principal du marché, avec une demande toujours soutenue pour les biens offrant davantage d’espace.

Des prix globalement stabilisés

Autre enseignement majeur : les prix ne repartent pas réellement à la hausse.

En un an :

  • les appartements progressent légèrement (+1 %)
  • les maisons restent quasiment stables (-0,4 %)

À Paris, le prix moyen atteint environ 9 600 € le m².

Le marché semble désormais davantage orienté vers une phase de stabilisation que vers un nouveau cycle de hausse rapide.

Un marché devenu extrêmement sensible

Les notaires décrivent un marché « en dents de scie ».

Chaque tension économique ou géopolitique semble désormais avoir un impact immédiat sur les décisions des ménages.

Les inquiétudes portent notamment sur :

  • le retour de l’inflation,
  • l’évolution des taux d’intérêt,
  • les tensions internationales,
  • et la confiance globale des investisseurs.

L’investissement locatif reste en retrait

Autre constat important, les investisseurs restent largement absents du marché.

Malgré la mise en place du nouveau dispositif « Jeanbrun » destiné à soutenir l’investissement locatif, les notaires ne constatent pas encore d’effet concret sur les transactions.

Le marché repose donc essentiellement sur les acquéreurs de résidence principale, les projets familiaux et les achats patrimoniaux de long terme

Des perspectives prudentes pour les prochains mois

Les avant-contrats signés ces dernières semaines laissent entrevoir :

  • une relative stabilité des prix,
  • quelques ajustements localisés,
  • mais pas de véritable rebond du marché à court terme.

Les professionnels restent prudents et anticipent un marché encore ralenti au moins jusqu’en 2027.