Depuis 2021, la part des ventes de logements anciens très énergivores, classés F et G, a nettement progressé en France. Elle est passée de 11 % en 2021 à 16 % en 2022, pour atteindre un pic à 17 % en 2023.
En 2024, cette tendance marque un infléchissement : la part de ces biens recule de 2 points et se stabilise à 15 % au début de l’année 2025, notamment au 2ᵉ trimestre.

À l’inverse, la part des logements les plus performants sur le plan énergétique, classés A et B, demeure relativement stable. Elle représente 8 % des ventes au deuxième trimestre 2025, confirmant une diffusion encore limitée des biens très économes sur le marché de l’ancien.

Des évolutions territoriales contrastées

Entre 2021 et 2024, les départements du Sud et de l’Ouest se distinguent par une progression plus marquée des ventes de logements classés A, B et C.
C’est notamment le cas de la Corse, de l’Hérault, de l’Aude, de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, où la part de ces biens a augmenté d’au moins 7 points.

À l’inverse, dans certains territoires comme le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques ou la Haute-Loire, ce sont les ventes de logements classés E, F et G qui ont fortement progressé, avec une hausse supérieure à 10 points.

Un impact croissant de l’étiquette énergie sur les prix

Depuis 2021, l’influence de la performance énergétique sur les prix de vente s’est renforcée sur l’ensemble des marchés immobiliers.

En 2024, les appartements anciens classés A se sont vendus en moyenne 16 % plus cher que ceux de classe D.
Cette plus-value diminue progressivement avec la baisse de performance énergétique :

  • +12 % pour les appartements classés B,

  • +6 % pour ceux classés C.

Pour les maisons, les écarts de prix observés sont globalement comparables.

À l’opposé, les logements les plus énergivores subissent une décote marquée. En 2024, les appartements classés G se sont vendus en moyenne 12 % moins cher que ceux de classe D. Pour les maisons, la décote est encore plus prononcée, atteignant 25 %.

Une valeur verte désormais bien intégrée par le marché

Ces évolutions confirment que la valeur verte est désormais pleinement intégrée dans les mécanismes de formation des prix. Si les logements énergivores conservent une place significative sur le marché de l’ancien, ils sont de plus en plus pénalisés, tandis que les biens performants bénéficient d’une prime durable.

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