Les outils d’intelligence artificielle se multiplient et sont désormais largement utilisés pour rechercher des informations. Des services comme ChatGPT, Gemini, Copilot ou Mistral peuvent générer rapidement des réponses sur presque tous les sujets, y compris juridiques.
Cependant, ces outils doivent être utilisés avec prudence. Dans le domaine du droit notamment, certaines décisions de justice citées par des systèmes d’intelligence artificielle se sont révélées inexactes, voire totalement inventées. Des professionnels du droit ont même été sanctionnés pour avoir repris sans vérification des références juridiques produites par ces outils.
L’IA : un outil puissant mais imparfait
Les systèmes d’IA reposent sur l’analyse et la compilation d’immenses volumes de données. Ils génèrent leurs réponses à partir de probabilités statistiques et non à partir d’un raisonnement juridique structuré.
Cela signifie que :
- les informations peuvent provenir de sources très diverses, dont certaines peu fiables ;
- la réponse dépend fortement de la manière dont la question est formulée ;
- une même question posée différemment peut produire des réponses différentes.
Cette dépendance au prompt (la formulation de la question) implique de faire preuve de précision et parfois de reformuler plusieurs fois sa demande afin de comparer les résultats.
Des réponses prédictives… et parfois erronées
L’intelligence artificielle fonctionne selon un modèle prédictif : elle génère une suite de mots statistiquement probable à partir des données qu’elle a analysées.
Dans certains cas, ce mécanisme peut conduire à des réponses incorrectes ou incohérentes. On parle alors d' »hallucinations » de l’IA : des informations qui semblent plausibles mais qui ne correspondent pas à la réalité.
Dans un domaine aussi sensible que le droit, ces erreurs peuvent avoir des conséquences importantes.
Toujours vérifier les informations juridiques
Les réponses fournies par l’intelligence artificielle doivent donc être considérées comme un point de départ, et non comme une source juridique définitive.
Avant de s’y fier, il est essentiel de vérifier les informations auprès de sources fiables :
- codes juridiques
- jurisprudence officielle
- doctrine juridique
- professionnels du droit
En pratique, l’IA peut faciliter les recherches et suggérer des pistes de réflexion. Mais elle ne remplace ni l’analyse humaine ni la responsabilité professionnelle.
Dans le domaine juridique, la prudence reste donc la règle : l’intelligence artificielle peut être un assistant efficace, mais elle ne doit jamais se substituer au jugement et à l’expertise des professionnels.