Le marché immobilier francilien continue de se redresser… mais sans véritable accélération.

C’est le principal enseignement du dernier communiqué publié par les Notaires du Grand Paris sur la conjoncture immobilière du printemps 2026.

Après un léger rebond observé en 2025, le marché de l’ancien semble entrer dans une phase de stabilisation, dans un contexte économique toujours incertain.

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Des ventes en léger recul, mais un marché plus solide qu’en 2024

Entre février et avril 2026, près de 29 680 ventes de logements anciens ont été enregistrées en Île-de-France.

Cela représente une baisse de 3 % sur un an.

Mais cette baisse doit être relativisée : le début de l’année 2025 avait été artificiellement soutenu par l’anticipation de la hausse des droits de mutation, ce qui avait accéléré certaines transactions.

En réalité, le marché reste aujourd’hui nettement plus actif qu’au plus fort du ralentissement observé entre 2023 et 2024.

Sur deux ans, les volumes progressent encore de 19 %.

Appartements et maisons : des dynamiques différentes

Le recul concerne les deux segments du marché :

  • appartements : -3 %
  • maisons : -1 %

Les maisons résistent donc légèrement mieux.

Cette tendance confirme une évolution déjà observée ces derniers mois : les acquéreurs continuent de privilégier les biens offrant davantage d’espace, notamment en périphérie.

Paris reste sous surveillance

La capitale enregistre une baisse plus marquée de l’activité avec -5 % de ventes sur la période.

Le prix moyen s’établit désormais à 9 530 € le m², soit une hausse très modérée de 0,4 % sur un an.

Autrement dit : les prix parisiens ne repartent pas véritablement à la hausse.

Le marché semble désormais stabilisé.

Des prix globalement figés

À l’échelle régionale, les prix évoluent très peu :

6 130 € / m² en moyenne pour les appartements anciens en Île-de-France
319 700 € pour une maison ancienne

Sur un an :

  • appartements : +0,4 %
  • maisons : -0,9 %

Le marché semble donc avoir trouvé un point d’équilibre, après les ajustements des deux dernières années.

Le retour des incertitudes économiques

Si le marché ne s’effondre plus, il reste particulièrement sensible au contexte général.

Le conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix de l’énergie et le relèvement récent des taux directeurs de la Banque centrale européenne pourraient peser sur les prochains mois.

Une remontée des taux de crédit immobilier reste l’un des principaux risques.

Or, le financement demeure aujourd’hui le facteur clé de la reprise.

Acheter en 2026 : un marché plus lisible ?

Pour les acquéreurs, la situation présente plusieurs avantages :

  • des prix stabilisés
  • davantage de visibilité
  • un marché moins tendu qu’avant 2022
  • plus de marges de négociation dans certains secteurs

Mais les conditions de financement devront être surveillées de près.

Car si les taux remontent durablement, le redémarrage observé pourrait rapidement ralentir.