La reprise des ventes en début d’année à Paris et en région parisienne ne pourra se poursuivre que si les taux d’intérêt restent bas.

Le début de l’année a été dynamique sur le marché immobilier francilien. De décembre 2025 à février 2026, indique l’enquête de la Chambre des Notaires de Paris, les ventes ont augmenté de 15 % dans l’ancien, tant pour les appartements que pour les maisons.

Les prix, pour leur part, ont peu évolué : + 0,4% entre février 2025 et février 2026.

Le début d’année a donc été prometteur, jusqu’à ce que la guerre au Moyen-Orient vienne raviver les incertitudes. Les taux d’intérêt se tendent, rendant les achats plus difficiles. Les taux des obligations d’Etat à 10 ans, qui servent de base aux prêts immobiliers, sont actuellement un peu inférieurs à 4%, contre 3,3% fin février. Pour l’heure, les banques n’ont pas encore répercuté cette hausse, et les acquéreurs qui le peuvent tendent à concrétiser rapidement. Mais les autres risquent de voir leur solvabilité fragilisée et leur projet remis en question.

Si les tensions géopolitiques devaient se prolonger et entraîner une hausse durable du coût du crédit, la reprise observée depuis le début de l’année pourrait être ralentie.

Le maintien de conditions de financement favorables demeure l’un des principaux facteurs de soutien du marché immobilier.