Le marché immobilier ancien poursuit son redressement. Après plusieurs années marquées par une forte baisse des transactions puis une reprise progressive, les derniers indicateurs publiés par les Notaires de France montrent un marché qui retrouve peu à peu son équilibre.

Cette amélioration est encourageante, mais elle reste conditionnée à un environnement économique toujours incertain.

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Les transactions se maintiennent à un niveau élevé

À la fin du mois de mai 2026, près de 949 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur les douze derniers mois en France.

Le marché reste donc dynamique, même si le rythme de progression ralentit.

Après une forte reprise en début d’année, les volumes continuent d’augmenter mais de façon plus mesurée. Ce ralentissement traduit un retour vers un fonctionnement plus normal du marché plutôt qu’un nouvel essoufflement.

Les acheteurs restent présents… mais prennent davantage leur temps

Les Français continuent de porter des projets d’acquisition.

En revanche, leur manière d’acheter évolue.

Face à un contexte économique moins lisible, les acquéreurs prennent davantage de temps pour comparer les biens, négocier les prix et sécuriser leur financement.

Ils recherchent avant tout le meilleur équilibre entre :

  • le prix d’achat ;
  • la qualité du logement ;
  • ses performances énergétiques ;
  • son emplacement ;
  • et son potentiel d’évolution.

Aujourd’hui, chaque décision immobilière est davantage réfléchie qu’auparavant.

Des prix globalement stables

Autre enseignement majeur de cette note de conjoncture : les prix de l’ancien évoluent très peu.

Au premier trimestre 2026, ils progressent de 0,2 % sur un an.

Cette légère hausse est principalement portée par l’Île-de-France, où les prix repartent modestement à la hausse.

Les appartements enregistrent une progression de 0,6 %, tandis que les maisons connaissent une légère baisse de 0,2 %.

En province, le marché apparaît encore plus stable, avec des évolutions limitées aussi bien pour les appartements que pour les maisons.

Le marché du neuf reste sous tension

Si l’ancien retrouve progressivement son équilibre, la situation demeure plus délicate dans le neuf.

Les mises en chantier restent insuffisantes pour répondre aux besoins de logements.

Cette pénurie continue de renforcer l’attractivité du parc ancien, qui demeure la principale réponse aux besoins des ménages souhaitant devenir propriétaires ou investir.

Les stations balnéaires toujours très recherchées

Les Notaires de France consacrent également un focus au marché des stations balnéaires.

Ces territoires continuent d’attirer de nombreux acquéreurs, qu’il s’agisse de résidences secondaires, d’investissements locatifs ou de projets de vie.

Comme partout ailleurs, les écarts restent toutefois importants selon les communes, la qualité des biens et leur situation géographique.

Un marché qui invite à la réflexion

Les indicateurs actuels dessinent un marché plus apaisé qu’il y a deux ans.

Les prix se stabilisent, les volumes de ventes demeurent élevés et les acquéreurs retrouvent progressivement confiance.

Pour autant, les conditions de financement, les performances énergétiques des logements et les perspectives économiques continueront d’influencer les décisions des particuliers dans les prochains mois.

Avant d’acheter, de vendre ou d’investir, un accompagnement personnalisé permet d’appréhender sereinement les enjeux juridiques, fiscaux et patrimoniaux de chaque projet.

Le notaire est à vos côtés pour sécuriser chacune de ces étapes.